Inauguration de la plateforme de production d'hydrogène renouvelable LHYFE



Lhyfe lance son démonstrateur de production d'hydrogène au large de St Nazaire

Lhyfe inaugure son démonstrateur de production d'hydrogène renouvelable

Intégrée par Eiffage énergie systèmes, l’unité pilote produit déjà de l’hydrogène bas carbone à partir d’eau de mer, à quai, «depuis trois semaines», explique Thomas Créach, directeur technique de Lhyfe.

Le démonstrateur est prévu pour opérer sur une durée de 18 mois. Une première phase de tests de six mois, à quai, va fournir les premières mesures de référence et tester les systèmes de désalinisation, de refroidissement, le comportement du stack, le contrôle à distance, la gestion de l’énergie et la résistance aux conditions environnementales du démonstrateur. Sachant que Lhyfe a déjà démontré sa capacité à produire de l'hydrogène à partir d'eau salée sur son site de Bouin en Vendée.

Au printemps 2023, la barge rejoindra le centre d’essai en mer de l’école centrale Nantes, SEM-REV, à 20 kilomètres de la côte. Elle sera installée à moins d’un km de l’éolienne flottante Floatgen, pour simuler les conditions d’une production d’hydrogène en mer au pied d’éoliennes posées ou flottantes. Ce démonstrateur coûtera environ 6 millions d'euros et affichera une capacité de 400 kilos d’hydrogène par jour. Le projet est soutenu par l’Ademe et la région Pays de la Loire à hauteur de 500 000 euros.

La société Lhyfe vise 3 GW d'hydrogène en mer en 2030 ! Le potentiel offshore est immense. «Le gisement mondial d’éolien en mer représente 18 fois la consommation électrique mondiale», rappelle Matthieu Guesné, président et fondateur de Lhyfe.

Le marché aussi est immense. L’Europe veut produire 10 millions de tonnes d’hydrogène vert d’ici à 2030 et en importer autant. Or, les capacités de production d’électricité décarbonée disponibles sont encore limitées. Les Allemands et les Danois l’ont déjà bien compris en lançant des projets d'appels d'offres, mais la start-up Française entend bien répondre grâce à son démonstrateur.

La start-up nantaise vise les 3 gigawatts (GW) de capacité de production d’hydrogène vert en mer. Mais elle n’est pas seule sur les rangs. (...) Les chantiers de l’Atlantique, qui ont apporté leur contribution au projet sur des questions de permis et d’électronique de puissance, regardent eux aussi de très près cette technologie. Tout comme Eiffage, qui pourrait développer de nouvelles compétences. 

Le début d’une nouvelle filière industrielle en France ?

Source : L'Usine Nouvelle.